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Discernement et souveraineté dans le monde invisible

Jeux d'Ombre et de Lumière 3

Le véritable enjeu n’est pas de capter beaucoup, mais de capter juste. Non pas d’ouvrir tous les canaux, mais de les rendre fiables. L’obscurité sait imiter les codes de la Lumière. Elle peut utiliser une douceur de surface pour tromper le discernement. Plus les canaux sont pollués, plus la lecture devient délicate.

Le discernement ne se décrète pas. Il se construit, à force de comprendre les codes du bas astral et grâce à la mise en conscience de ses erreurs. Une entité flatte l’ego, gonfle le sentiment d’importance, alimente les quêtes de pouvoir déguisées en mission sacrée. Elle vous fait croire que vous êtes exceptionnel, la réincarnation d’Isis ou autre. Autant d’arguments parfaits pour nourrir l’ego et aveugler le discernement. Pourtant, la Lumière rend plus humble, plus patient, plus stable et plus responsable, tout en respectant nos choix.

Quand le bas astral ouvre les capacités

Comprendre le langage de l’obscurité est une chose. Savoir ce qu’elle peut faire à vos capacités en est une autre. Chacun devrait commencer par recevoir des nettoyages profonds et être formé à bien communiquer avant de tenter quoi que ce soit dans le monde invisible. Le bas astral rôde, et encore davantage au début. Si vos capacités ont commencé à s’ouvrir pendant votre enfance, cet article en trois volets pourra sans doute vous aider à y voir plus clair.

Il serait naïf de croire que seules les présences lumineuses peuvent ouvrir des perceptions, accélérer certains ressentis ou réveiller des capacités. Le bas astral en est également capable, et il ne respecte aucune règle. Mais la vraie question n’est jamais de savoir si quelque chose s’ouvre. La vraie question est de savoir quel en sera le prix. Car la Lumière ne demande rien en retour. Elle se satisfait de notre évolution et de l’amour que celle-ci nous procure. L’obscurité, elle, se nourrit des émotions opposées, de la mort, du vice, de la domination et de la tromperie.

Il est important de rappeler que, dans de nombreuses civilisations, les énergies et les dieux sont ambivalents, capables de guérison comme de malheurs. Cela signifie qu’il peut y avoir une véritable difficulté à retrouver la fréquence vibratoire qui nous correspond. Les sacrifices, offrandes et pratiques obscures ont longtemps été monnaie courante dans de nombreuses religions, croyances et traditions. Notre histoire porte bien plus de dualité et d’obscurité que de Lumière pure. Cela signifie aussi que les canalisations des praticiens ont davantage de chances de connecter avec des énergies proches de la dualité terrestre.

Une capacité ouverte sans ancrage, sans purification suffisante et sans discernement peut devenir une porte instable. Une personne peut recevoir, ressentir, percevoir, voire impressionner les autres, tout en étant profondément polluée dans ses canaux. L’ouverture n’est donc pas une preuve d’alignement. Les capacités apparentes ne constituent en aucun cas une preuve de Lumière. Il existe des accès rapides qui coûtent cher, parce qu’ils créent de la dépendance, de la confusion, ou installent des contrats invisibles dont la personne ne mesure pas immédiatement les conséquences.

Dans certains cas, ces ouvertures précipitées génèrent de l’épuisement, une instabilité émotionnelle chronique, voire des troubles de la personnalité que ni la médecine ni la psychologie classique ne parviennent à identifier correctement. À la mort, elles peuvent aussi laisser l’âme dans une forme d’errance, bloquée dans des zones intermédiaires sans accès direct au passage d’âme.

L’Ego, allié silencieux de l’Obscurité

Dès le début de mon parcours, j’ai été régulièrement confronté à la question de l’ego dans le milieu spirituel. C’est l’un des paradoxes les plus fréquents de ce domaine : plus une personne se réclame de la Lumière, plus son ego semble parfois indiquer l’inverse. La jalousie, la compétition, le besoin de reconnaissance ou de supériorité ne disparaissent pas toujours avec les pratiques spirituelles. Ce n’est pas une critique gratuite du milieu, c’est une observation que chacun peut faire. L’ego bloque l’ascension spirituelle, et être connu, cumuler des connaissances, faire des conférences ou écrire des livres pour gonfler un CV n’y change rien.

L’un des alliés les plus efficaces de l’Obscurité n’est pas toujours extérieur. Il se trouve souvent dans notre propre fonctionnement : l’ego. Non pas l’ego compris comme simple estime de soi, mais comme cette structure intérieure qui met un voile sur notre personnalité originelle, censée être consciente de l’unité. Dans mon enseignement, j’affirme souvent que l’ego est à la source de nombreux blocages, et que la connaissance ou l’âge ne sont pas forcément synonymes de conscience. De la même manière, avoir beaucoup de followers sur les réseaux sociaux ne reflète pas toujours la qualité du contenu. Cela répond souvent à un besoin de reconnaissance.

L’ego alimente l’orgueil de la connaissance, ressasse le passé tout en craignant l’avenir. À la fois primitif et territorial, il se relie directement au cerveau reptilien. Il transforme une blessure en identité, une peur en principe, une réaction en vérité absolue. Il fait passer le besoin d’avoir raison, de se venger ou d’être supérieur avant celui de guérir. Et derrière la volonté apparente de faire le bien se cache souvent une simple tentative de flatter son ego en se donnant bonne conscience.

C’est lui qui maintient l’illusion du confort : rester dans des fonctionnements usés, des relations qui abîment, des pensées qui épuisent, simplement parce qu’elles sont connues. Il joue sur la peur du changement, de l’inconnu, et vient ainsi toucher la peur inconsciente de la mort. Cette insécurité laisse l’Ombre prospérer dans des espaces que vous refusez encore d’éclairer.

Si les entités malveillantes ont l’habitude d’essayer de se faire passer pour la Lumière, il en va parfois de même chez les humains. Tout le monde parle de Lumière et semble prêt à écrire des encyclopédies sur le thème de l’Amour. Mais la meilleure façon de faire tomber le masque reste d’observer l’écart entre le discours, l’enseignement, les actions et les comportements dans la vie quotidienne. Donner des leçons est une chose, les incarner en est une autre.

Dans mon parcours, j’ai été amené à replacer un vieux réflexe de non-remise en question : si le conflit vient à moi, c’est que j’en porte forcément une part de responsabilité. Et je commence toujours par là. Apprivoiser l’ego ne signifie pas s’annuler. Cela signifie reconnaître ses stratégies et ses défenses. À partir du moment où nous l’observons sans nous confondre avec lui, l’authentique don de soi peut prendre place. Il serait dommage de tomber dans l’ego spirituel, celui qui fait facilement la chasse aux sorcières sans jamais se remettre en question. C’est souvent un vieux réflexe stratégique, hérité de l’enfance, pour esquiver les réprimandes.

Lumière naïve contre Lumière en pleine conscience

Il existe une Lumière plus naïve, séduisante en apparence, mais fragile dans la réalité. C’est une Lumière qui veut tout appeler amour inconditionnel, sans jamais regarder ce qui plombe, ment, manipule ou détruit. Elle refuse l’inconfort, contourne l’Ombre, spiritualise tout trop vite et confond paix avec évitement. À coups de « tout est juste » ou « cela t’appartient ». Essayez donc de dire cela à une personne ayant subi l’inceste, et qui se moque bien de savoir si les karmas existent.

Cette Lumière-là, qui se cache derrière des concepts de « tout est amour » pour se rassurer, ne protège pas. Au contraire, cette mièvrerie spirituelle, qui cache parfois une malveillance déguisée, expose davantage, et le bas astral s’en régale. Selon moi, la règle est simple : nous ne pouvons pas atteindre un amour inconditionnel sans avoir parcouru un véritable chemin pour y parvenir. Et cela demande souvent d’avoir suffisamment goûté au bas astral pour ne plus vouloir y retourner.

Une partie de la population, y compris chez certains thérapeutes, n’a d’ailleurs absolument pas conscience que l’obscurité existe réellement comme polarité active, parce qu’elle est nécessaire à l’incarnation. Beaucoup ne travaillent que la Lumière, ou pensent travailler la Lumière, sans reconnaître la dualité qui structure pourtant l’expérience humaine. Or, ne tenir compte que de la Lumière en refusant de voir l’Ombre ne signifie pas sortir de la dualité. Cela signifie, au contraire, y être plus profondément enfermés, parce que nous en refusons un versant essentiel.

Il n’est pas possible de fuir l’Obscurité. Je dirais même qu’il est parfois préférable de la traverser consciemment, afin de ne plus avoir besoin de l’affronter aveuglément. Chercher la dualité, inconsciente comme consciente, pour la transmuter en une unité plus évidente. Car la Lumière véritable n’est pas une fuite de la réalité de notre monde. Elle est une manière de l’habiter positivement.

 

La Lumière en pleine conscience est tout autre. Elle ne nie rien. Elle voit les mécanismes, reconnaît les déséquilibres, accepte les zones difficiles, mais refuse de s’y soumettre. Elle choisit la vérité, même lorsque celle-ci oblige à traverser l’inconfort. Elle sait que la paix véritable n’est pas l’absence de confrontation, mais la capacité à traiter ce qui doit l’être, afin de rester alignés au cœur même de ce qui tente de nous décentrer. Celui qui se trouve réellement dans la Lumière n’a jamais besoin de le prouver. Il sait.

Comment reconquérir sa Lumière ?

Une grande partie des personnes qui me consultent sont des professionnels de la santé, thérapeutes, chamans, médiums, venus d’horizons très divers. Parmi leurs problématiques, beaucoup ne savent pas faire la différence entre Lumière et obscurité. Certains ne comprennent pas pourquoi leurs guides ou présences lumineuses n’interviennent pas lorsqu’ils en ont besoin. La réponse n’est pas toujours simple et demande de sortir des slogans spirituels trop rassurants.

Parfois, les canaux sont simplement trop plombés. Parfois aussi, une erreur a été commise, et l’expérience elle-même devient une leçon, alors les présences lumineuses laissent faire. Et il existe une hypothèse plus dérangeante : certaines personnes n’ont jamais réellement été accompagnées par des présences lumineuses, même si elles l’ont cru.

En séance, lorsque je leur demande d’appeler leur guide devant moi afin de vérifier ensemble la polarité, le masque tombe souvent, et leur prétendu guide les insulte. Cette prise de conscience dérange, mais elle est saine. Elle oblige à revenir au discernement, à la qualité du ressenti, à l’humilité et à la vérification intérieure. Dans certains cas, bien que leurs difficultés aient clairement motivé la séance et que je sois moi-même dans un état d’ancrage solide, elles préfèrent malgré tout penser que c’est moi le problème. Nous ne voulons pas toujours voir la réalité en face, car tout un système de fonctionnement peut s’effondrer.

Dans ces cas-là, les mêmes problématiques reviennent, souvent plus violemment, comme si l’Univers disait : je t’ai envoyé la bonne personne pour te remettre sur le chemin, mais tu as refusé d’entendre.

 

Ce travail m’a amené, après des années de pratique et un long chemin personnel, à développer une capacité à percevoir et à traiter des perturbations que beaucoup préfèrent éviter. Ce chemin m’a demandé de regarder en face mes propres zones d’Ombre, y compris les plus lourdes. C’est précisément ce regard sans détour sur mes propres karmas et mes propres limites qui a renforcé mon ancrage et ma capacité à accompagner les autres dans ces territoires difficiles.

Sortir de l’Obscurité ne se résume pas à repousser une influence extérieure. C’est d’abord un repositionnement intérieur. Le mouvement commence lorsque vous cessez de réagir automatiquement pour commencer à observer. Observer ce qui vous déclenche, ce qui vous vide, ce qui bloque, ce qui vous coupe de vous-mêmes. À mesure que vous traitez vos conflits et vos blessures, vous cessez progressivement d’intéresser le bas astral. Lorsqu’il n’y a plus grand-chose à consommer, le restaurant ferme.

Non, la Lumière n’attire pas l’Obscurité. C’est souvent l’excuse de ceux qui n’arrivent pas à se nettoyer correctement. Ce sont vos conflits actifs qui attirent les entités négatives. Alors gagnons du temps : considérez que vous êtes comme un restaurant, et qu’il est temps de le fermer en traitant vos blessures.

La souveraineté intérieure naît de cette fidélité à nous-mêmes. Se sentir libre du poids de nos parts d’Ombre est un cadeau de légèreté inestimable, mais difficile à atteindre sans rigueur ni accompagnement solide. Être maître de son destin ne fait pas de nous des êtres parfaits. Cela fait de nous des êtres plus conscients, plus stables, plus libres.

Les jeux d’Ombre et de Lumière traversent l’existence humaine depuis toujours. Nous ne pouvons pas empêcher leur présence. En revanche, nous pouvons choisir notre place dans ce mouvement : rester inconscients et subir, ou faire de chaque zone d’Ombre une invitation à grandir, à guérir et à nous réaligner sur nos valeurs. C’est précisément ce que je propose dans mes stages et mes séances individuelles.

Le bien et le mal sont des concepts très humains. Car au-dessus de l’Ombre et de la Lumière, il y a le Grand Tout, qui est Amour universel.

* * *

David Antunes – Thérapeute Holistique | Team de Lumière

Article rédigé dans une perspective thérapeutique holistique. Ne se substitue pas à un accompagnement médical ou psychologique.

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